A nana, chez les Kabyles, est une forme respectueuse qui désigne la soeur aînée. Ici la soeur aînée est symbolisée par l'Algérie du jeune immigré. Qui ne connaît ni sa langue ni sa culture. Ce chant pose le problème du déracinement.
Il m'a dit : Je suis orphelin
Mon héritage est celui du mendiant
Alors, je lui ai tendu la main
Nos racines ne sont-elles pas les mêmes ?
Que tu soi de Barbès,
Nanterre, Aubervilliers
Mon frère, tu seras toujours l'étranger.
Il m'a dit : Quel chemin dois-je prendre ?
Ici, je me sens perdu
Je t'en prie, emmène-moi
Alors, mon coeur s'est déchiré.
Que tu sois de Barbès,
Nanterre, Aubervilliers
Mon frère, tu seras toujours l'étranger.
Il m'a dit : Mon pays est beau
Comme un rêve
Mais quelle porte dois-je ouvrir ?
Je suis déraciné.
Que tu sois de Barbès,
Nanterre, Aubervilliers
Mon frère, tu seras toujours l'étranger.
Djouhra ABOUDA