Taqbaylit - Filles de Kabylie

La femme face à sa rivale redoutable : l'immigration Ne lui a-t-elle pas pris son mari ? Et au pays sa force de travail ? Maintenant, la terre pleure son abandon

Nous nous sommes querellés

Notre fontaine d'amour est trouble.

Je ne pourrai jamais oublier ses paroles.

On pardonne à un Père, à lui, jamais.

Notre querelle dure toujours

Notre querelle d'amour, qu'en faire ?

Je ne pourrai jamais oublier ses paroles.

On pardonne à un Père, à lui, jamais.

La rivale est à sa fenêtre

Avec ton homme, ma soeur

Quand elle aura mangé sa paie

Elle lui donnera son billet de retour.

La  rivale est à sa fenêtre

Avec ton homme, ma soeur

Quand il n'aura plus le sou

Elle le mettra dans l'avion.

Je ne pardonne pas au chant du coq

Qui m'a tiré de mon rêve

La grappe lourde du raisin

Pend comme un fruit de Chine

Dis à mon coquin de mari

Que son patrimoine périt.

Je ne pardonne pas au chant du coq

Qui m'a tiré de mon rêve

La grappe lourde du raisin

Pend comme un fruit précieux.

Dis à mon coquin de mari

Que son patrimoine est un désert.


Djouhra ABOUDA

retour à la page Album 1979